sandrine57

Lectrice compulsive d'une quarantaine d'années, mère au foyer.

Les vacances de Jésus & Bouddha, 2, Les Vacances de Jésus  Bouddha - tome 02, saint young men
25 septembre 2012

Jésus et Bouddha sont toujours en vacances sur terre. Le temps passe et voilà déjà les fêtes de fin d'année. C'est l'occasion pour Bouddha de préparer un anniversaire surprise à un Jésus tellement emporté dans le tourbillon de la consommation qu'il en oublie ce que Noël signifie pour lui.

Dans la continuité du premier, les gags s'enchaînent et les deux héros dévoilent deux personnalités totalement opposées. Jésus est cigale, Bouddha est fourmi. Des choses drôles, d'autres moins, mais comme prévu, rien de nouveau. Il va falloir se faire à l'idée que le mangaka a trouvé un angle et qu'il compte le dérouler à l'infini.
A lire à petites doses, pour sourire et se détendre.

Le trône de fer., 2, Le donjon rouge, Le trône de fer
8,50
25 septembre 2012

Eddard Stark sait désormais avec certitude que son prédécesseur n'est pas mort de mort naturelle. Il a bel et bien été assassiné pour avoir découvert le secret de la reine Cirsei. Eddard est bien décidé à confier tout ce qu'il sait au roi. Mais il n'en aura pas l'occasion. Robert, parti chasser, rentre mortellement blessé par un sanglier. Les évènements s'accélèrent, il faut agir vite. Eddard veut écarter le fils de Cirsei de la succession au trône mais il est trahi par le Conseil. Joffrey s'assoit sur le trône de fer, Eddard est arrêté pour trahison, Sansa, son aînée est retenue prisonnière et Arya, sa cadette s'enfuit dans les bas-fonds de la capitale. Aussitôt, le Nord se mobilise. Robb Stark lève une armée, les Lannister contre-attaque. La guerre est inévitable.


Nouveau roi des Sept Royaumes, Joffrey pourra-t-il régner alors que le frère de Robert revendique le trône, que Daenerys a réussi à convaincre son mari que l'enfant qu'elle porte doit être le roi et qu'à l'extrême Nord, Jon Snow et ses compagnons affrontent des morts-vivants sanguinaires? Le danger est partout, une nouvelle ère, funeste, s'annonce...

Du sang et des larmes pour ce deuxième tome du Trône de fer.
George R. R. MARTIN ne ménage pas ses personnages (ni ses lecteurs!) et chacun est à même de mourir. Pour survivre en ces temps troublés, il ne suffit pas d'être courageux et d'avoir de l'honneur. Les lâches, les malins, les calculateurs peuvent aussi tirer leur épingle du jeu. Entre alliances et trahisons, stratégies et intrigues, la guerre est en marche et bien malin celui qui en connait les vainqueurs. Le lecteur n'a d'autres choix que de pleurer la mort de ses favoris, se réjouir des victoires de ceux qui s'en sortent et prier les dieux sans nom pour que le meilleur gagne....

Hunger Games, Tome 3 : La révolte
25 septembre 2012

Après la fin mouvementée des 75è Hunger Games, Le Capitole rêve de vengeance et le disctrict 12 n'a pas survécu à sa soif de sang. Katniss vit désormais avec sa famille et son ami Gale dans le district 13. La présidente Coin et la résistance veulent que s'incarne en elle le Geai moqueur, symbole de leur lutte. Mais la jeune fille va mal. Elle s'inquiète de savoir Peeta entre les mains du président Snow. Et c'est après beaucoup d'hésitations qu'elle accepte de suivre la rébellion dans une guerre qui s'annonce inévitable.

Après un début un peu laborieux où l'on a droit aux atermoiements de Katniss (cette gamine n'a décidément aucune conscience politique!), l'action monte en puissance avec la guerre qui éclate. Et comme chacun sait, à la guerre, tous les coups sont permis. Tortures psychologiques, manipulations, propagande, désinformation, bombardements, otages humains, morts de civils, rien est épargné à la population de Panem et de ses districts. Les deux camps veulent gagner et usent des mêmes armes.
Quant à savoir quel sera le camp qui vaincra, avec un peu d'optimisme, on s'en doute dès le premier tome. Restent Katniss et ses amours....Qui va-t-elle choisir? Gale son ami d'enfance, combattant très impliqué dans la rébellion, ou Peeta, revenu du Capitole conditionné pour la tuer? Les circonstances vont en quelque sorte choisir pour elle.
Finalement, cette trilogie très sombre trouve ici son happy end mais le lecteur reste sur sa faim. Ce troisième tome ne tient pas toutes ses promesses. Superficiel et facile, il est le moins réussi mais il fallait bien une fin alors on s'en contentera.

L'Appel de la rivière, roman
8,10
25 septembre 2012

La Société des jeunes pianistes n'est plus. Ses membres se sont éparpillés. Irene-Margrete a quitté la Norvège et Rebecca s'est lancée dans des études de médecine. Quant à Anja Skoog, elle est morte, bien sûr, tout comme son père qui s'est tiré une balle dans la tête. Reste Aksel. Anéanti par la perte d'Anja, il a passé l'été au calme avec Rebecca et rentre à Oslo plus seul que jamais. Septembre est le mois des grandes décisions. Il sait que Selma Lynge, sa terrible professeure de piano, l'attend de pied ferme avec un programme de répétitions chargé. Mais il n'est plus certain de vouloir devenir pianiste. De réflexions en errances dans les rues de son enfance, il tombe par hasard sur une petite annonce.

Marianne Skoog, la mère d'Anja, loue une chambre dans sa maison désormais bien vide. Aksel se présente chez elle et s'installe dans la chambre de la jeune fille décédée. Minés tous les deux par le deuil, Marianne et Aksel se rapprochent et entament une relation.

Le premier volume de la trilogie de Ketil Bjørnstad était déjà sombre et éprouvant et rien ne s'arrange dans ce deuxième tome. Au contraire, j'ai trouvé l'ambiance malsaine. Aksel, tout jeune mais déjà bien malmené par la vie, se retrouve ici entre deux femmes, les deux bien plus âgées que lui mais tout aussi perturbées. La première, Selma Lynge, fonde tous ses espoirs sur les futurs débuts d'Aksel, qu'elle a programmés le jour même de son anniversaire. Pour qu'il réussisse, elle est prête à tout et ses leçons virent à la correction pure et simple. Bien sûr, on sent ses failles, ses craintes mais cela n'enlève rien à ses incroyables accès de colère. La seconde, Marianne Skoog, l'entraîne inexorablement dans son deuil, son chagrin, sa folie. Leur relation contre nature met mal à l'aise et l'on pressent qu'elle sera dévastatrice. Son mari et sa fille décédés, elle aurait pu être touchante mais s'attacher Aksel la rend dangereuse.
Tout au long du roman, la tension est palpable, le drame est là, latent, et on attend avec angoisse le moment où il éclatera et fera ses ravages. Les seuls moments de grâce sont ceux où la musique prend toute la place. Aksel écoute Mahler, Chopin, Beethoven, Marianne s'évade avec les disques de Joni Mitchell et évoque ses souvenirs de Woodstock.
Une lecture éprouvante.

La fracture de Coxyde
25 septembre 2012

Jacques Bower n'est pas au mieux de sa forme. Contraint à l'eau claire et au jus de fruits par sa dernière visite médicale, il peine même à satisfaire Véro, sa petite amie, toiletteuse pour chiens. Celui qu'on surnomme "le Goret" a besoin de changer d'air. Un petit article dans le journal va lui donner l'occasion de quitter Paris pour la côte belge. Là-bas, il rencontre Les reculistes, un groupes d'amis artistes qui vénèrent le peintre Paul Delvaux. L'un d'entre eux a renié ses idéaux de jeunesse pour enfin accéder à la fortune et la célébrité, un autre est mort, les autres sont terrorisés. Que se passe-t-il donc dans le petit monde de l'art de la côte belge?

C'est uniquement le titre qui m'a attirée avec ce livre de la collection "Polars en Nord". En vacances sur la côte belge, je ne pouvais qu'emporter dans mes bagages un roman dont l'action s'y déroulait. Bonne pioche avec ce polar bien sympathique. On y fait la connaissance du Goret, un détective atypique puisqu'il ne travaille que pour son bon plaisir. C'est lui qui choisit ses enquêtes et qui les mène jusqu'au bout peu importe s'il dérange. En l'occurrence, il a décidé d'aller se mêler des affaires d'un galeriste belge. Mais le détective free lance va vite se rendre compte que ce n'est pas l'amour de l'art qui prédomine dans ce petit coin de Flandres occidentale et va se frotter aux nationalistes flamands, des radicaux peu sympathiques bien décidés à se débarrasser de l'encombrant français.
Une petite ballade sur la côte, de d'Ostende à Coxyde, en passant par Veurne, un poil d'humour, des répliques qui font mouche, un héros opiniâtre et libre, une enquête dans le monde des partis radicaux flamands(dont on ne soupçonne pas la violence, nous français), un cocktail réussi pour un polar divertissant qui se lit avec jubilation.