Croquelinottes L.

MIMINE ET MOMO (+ CD)

Benjamins Média

17,50
par (Libraire)
13 février 2016

Conseillé par la Librairie Croquelinottes à Saint-Étienne

Rares sont les enregistrements pour tout-petits mêlant simplicité, originalité, belle qualité sonore. Mimine et Momo est de ceux-ci. Et attention, on n'a rien sans rien: Marie Nimier, Elise Caron, et Thomas Baas sont les trois artistes conviés pour la réalisation de ce nouvel opus de chez Benjamins Média! Mes mots ne suffiront pas. Je connaissais déjà Elise Caron pour l'excellent album "Chansons pour petites oreilles chez "Le Chant du Monde", et je ne suis pas déçue par ses nouvelles petites chansons!

Ce disque est une petite parenthèse musicale d'une douzaine de minutes, délicate, chantée ou chuchotée, autour de ces petits outils que sont nos mains, et qu'il faut bien apprendre à apprivoiser. Tout commence lorsque, Mimine, la main droite, se rend compte que Momo, la main gauche, est là, de l'autre côté du Corps. Toutes les deux reliées par ce dernier, au bout de deux bras. Mais elles ne sont pas les seules à aller par deux sur ce corps, et puis elles savent faire pleins de choses à deux.... ou toutes seules, chacune de leurs côtés....

Elise Caron compose une musique autour du texte de Marie Nimier, emprunt d'une belle simplicité, tout en restant très inventif. Elle interprète elle-même ce texte, avec une voix tantôt joueuse et parlée, tantôt mélodieuse et toute en rondeur. Les enfants ne s'y trompent pas, Mimine et Momo fait partie des classiques inoubliables pour toutes les petites et grandes oreilles attentives.

Librairie Croquelinottes à Saint-Étienne

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ZELIE ET LES GAZZI
par (Libraire)
13 février 2016

on aime

Un air débonnaire, un peu idiot peut-être, il s’agit des trois frères Gazzi, tout avachis, qui s’ennuient, s’ennuient…mais oui ! il leur faut des jouets, ainsi fini l’ennui ! Mais pour ça, il faut de l’argent : allons braquer la boulangerie ! Mais on pourra plus acheter notre pain après …Bon, bah, faut se déguiser. Et voici nos trois compères en visite chez leur voisine Zélie, fille de couturière.
L’auteur alterne les petites saynètes illustrées et le récit, le mélange est réussi, l’humour au RDV. On ne se lasse pas des sketches aussi savoureux les un s que les autres, par exemple lorsqu’un des frères Gazzi se fait tailler un costume d’étoile de mer, entre nous très proche de la saucisse de Francfort. Ce petit texte adapté aux plus jeunes n’est pas sans rappeler la saveur de « Moi le loup et.. » de Delphine Perret ou « Grignotin et Mentalo » de Delphine Bournay. Avis aux amateurs !

ME KESKEUSSE KEU SA
par (Libraire)
5 février 2016

Personnes un peu coincées :

On se moque des enfants en leur proposant comme modèle de langage quelque chose d’aussi abêtissant.
Gens très ouverts et très intelligents ayant réfléchi à la question :

Il faut au contraire beaucoup de recul sur sa propre langue pour apprécier ce langage – du français simplifié et orthographié différemment – censé retranscrire la façon de parler de ces deux personnages des cavernes. La lecture de cet album fournit aussi le moyen de prendre du recul sur sa propre langue. Le fait de comprendre, malgré toute cette distance, est jubilatoire pour le lecteur.
Personnes un peu coincées :

Comment le lecteur pourrait-il s’identifier à des personnages aussi ridicules qui ne savent même pas ce que c’est qu’un enfant ?!
Gens très ouverts et très intelligents ayant réfléchi à la question :

Cela donne au lecteur le sentiment d’avoir une longueur d’avance sur les personnages. Et en même temps, ne sont-ils pas incroyablement attachants, ce Koko et cette Kiki, dans leur apprentissage de la parentalité ?
En conclusion, de par sa dimension métalinguistique et son humour totalement inventif, le dernier album de Michel Van Zeveren en dit long sur le mystère du lien qui se noue entre parents et enfants.

LE CREUX DE MA MAIN
par (Libraire)
29 janvier 2016

naissance

Le texte coule naturellement au gré des pages tournées : « Dans le creux de ma main, j’ai recueilli… ». L’exquise petite fille qui s’exprime ici recueille une luciole, l’eau d’une fontaine, des morceaux de porcelaine, une boule de neige, etc. Ces petites choses suffisent, à chaque fois, à faire émerger un monde, elles donnent de quoi simplement découvrir et s’émerveiller. On ne se lasse pas de cet album et des sublimes illustrations d’Alice Gravier.Le summum de la délicatesse est atteint, à la fin, lorsque la gracieuse enfant devient grande sœur : « Dans le creux de ma main, j’ai recueilli ta tête délicate et tu m’as souri. »

Un cadeau de naissance remarquable, non pas tant pour ceux qui naissent que pour celles qui apprennent à aimer le nouveau-né, les grandes sœurs.

Cosso-Merad, Emmanuelle / Duhamel, Pauline

Père Castor

5,60
par (Libraire)
29 janvier 2016

Savoureuse petite lecture à partir de 8 ans.

En peu de pages, avec une écriture efficace, travaillée, souvent drôle, Emmanuelle Cosso-Merad campe d’exquis personnages. On sent que l’auteure aime ses personnages : Élisabeth, la petite fille, et José, le formidable facteur qui a « beaucoup de conversation » et va aider Élisabeth à réaliser son vœu. Elle a aussi de l’affection pour le père d’Élisabeth, doué dans son métier de cordonnier, mais bloqué sur le plan de la lecture et de l’amour. La jolie Marie, modiste jamais à court d’idées, débloquera les deux plans à la fois !

Emmanuelle Cosso-Merad réussit à s’adresser à un jeune lectorat sur le sujet de l’illettrisme, sans passer par la case moralisatrice, sans plonger dans la case gnan-gnan, en évitant la case tout blanc tout noir, en contournant aussi celle du politiquement correct.