Librairies Sorcières

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EDGAR

Alan Mets - Voix : Marion AUBERT - Réalisateur sonore : Ludovic ROCCA

Benjamins Média

19,90
par (Association des Librairies Spécialisées Jeunesse)
23 février 2018

Conseillé par la Librairie Sorcière Comptines à Bordeaux

Edgar est un petit cochon noir très seul et ce n’est pas drôle d’être seul. Alors, il part à la recherche d’amis. Il marche, marche … et trouve des cochons roses qui ont l’air de bien s’amuser. Edgar aimerait jouer avec eux mais les cochons roses ne veulent pas de lui. Edgard a alors l’idée de leur faire un cadeau et leur offre un « gros gâteau à la patate ». Les cochons roses se moquent immédiatement de lui après avoir englouti le gâteau. Edgar décide alors de se peindre en rose, « de la tête aux pieds » !

Devenu identique aux autres cochons, il peut enfin se mêler à leurs jeux. Mais, la pluie se met à tomber à verse et Edgar découvre qu’il n’est pas le seul à avoir usé d’un artifice pour obtenir ce « joli teint de rose ». Finalement, les cochons sont donc de toutes les couleurs de l’arc en ciel et ne s’en trouvent pas plus mal !

L’histoire d’Edgar fait furieusement penser à un célèbre éléphant de la littérature jeunesse qui lui aussi tente de se fondre dans le groupe grâce à une bonne couche de peinture que la pluie va vite dissoudre. Ce qui est différent ici avec ce livre CD MP3, outre la découverte que tous les cochons sont des filous (et tous différents les uns des autres), c’est que Marion Aubert (comédienne et autrice de pièces de théâtre publiées notamment chez Actes Sud Papiers) raconte avec humour cette histoire au rythme du reggae !

Librairie Sorcière Comptines à Bordeaux

COQ D'OR (LE)

Récitant : Denis Podalydès - Musiciens : Les Percussions et Claviers de Lyon - Illustrateur : Etienne Guiol

Little Village

22,00
par (Association des Librairies Spécialisées Jeunesse)
23 février 2018

Conseillé par la Librairie Sorcière L'Oiseau Lire à Visé

Le mage offre au Tsar Dadon un coq magique qui lui garantira la protection des frontières de son royaume. Il exige en échange la promesse du Tsar de réaliser un voeu qu'il formulera plus tard...

C'est le point de départ de ce conte d'Alexandre Pouchkine, superbement illustré par Etienne Guiol, et autour duquel les Percussions Claviers de Lyon ont bâti une véritable cathédrale sonore sur les musiques de Nicolaï Rimski-Korsakov.

C'est génial de chez génial !!!

Librairie Sorcière L'Oiseau Lire à Visé

FIRE COLOR ONE GRAND FORMAT
par (Association des Librairies Spécialisées Jeunesse)
23 février 2018

Conseillé par la Librairie Sorcière Chat Perché au Puy en Velay

Lire un Jenny Valentine est toujours une délicieuse surprise. Lire Feu Couleur #1 n'échappe pas à cette règle vertueuse.

Comme toujours chez cette auteure, c'est d'abord une histoire de famille, une histoire compliquée. Iris 16 ans, vit avec une mère et un beau-père avides d'argent et de célébrité. Elle ne sert que de faire-valoir lorsque les occasions se présentent pour renflouer les comptes bien souvent vides !

Et justement, une de ces occasions se présente ! Le père biologique de notre héroïne, qui l'a abandonné elle et sa mère il y a bien longtemps, est sur le point de mourir. L'homme est très riche et possède une collection d’œuvres d'art à faire miroiter les dollars dans les yeux de la maman d'Iris. Alors quoi de mieux que d'utiliser l'ado pour amadouer l'homme et le culpabiliser dans ses derniers instants afin qu'il lègue tout son argent à son ex-femme et sa fille.

Mais rien ne se passe comme prévu, au contact de ce père qu'elle n'a jamais connu, Iris va s'ouvrir, lui confier sa passion dévorante pour tout ce qui brûle et mettre à jour un secret de famille, l'obligeant à remettre ses certitudes en perspective.

On lit Feu Couleur #1 aussi vite que se consument les objets auxquels Iris met le feu ! Jenny Valentine continue de manier avec brio une narration à suspense sans jamais que ce soit au détriment de l'histoire intime de ses héros. Chez cette auteure l'ado est toujours au centre, souvent brisé par l'histoire familiale, il ou elle porte sur ses épaules de lourds fardeaux mais sait toujours se dépasser, voire se sublimer pour s'extirper de ces situations délicates desquelles il sort toujours grandi.

Librairie Sorcière Chat Perché au Puy en Velay

Les Mille Visages de notre histoire
par (Association des Librairies Spécialisées Jeunesse)
23 février 2018

Conseillé par la Librairie Sorcière La Boîte à Histoires à Marseille

Prosopagnosie (du grec prosopon, visage, et gnosia, reconnaissance), nom féminin: 1. Incapacité à mémoriser ou à reconnaître les visages des personnes familières, due en général à des lésions cérébrales. 2. Quand tout le monde vous est étranger.
Une pathologie assez grave, peu répandue et très handicapante dont souffre Jack.
Il a fait son diagnostic tout seul, en se rendant compte dès son plus jeune âge qu’il était incapable de reconnaître le visage de gens, mêmes des très proches, comme sa mère ou son petit frère.
Alors il compose, s’accroche à des signes distinctifs, des inflexions de voix et se met une pression de dingue toute la journée pour reconnaître ses potes ou sa petite amie.
«Toi tu peux prendre une photo mentale de quelqu’un et la garder en mémoire pour une prochaine fois. Alors que moi, si je prends ce cliché, il va directement à la corbeille. Là où il te faut une ou deux rencontres pour mémoriser quelqu’un, il m’en faudra une centaine… et peut-être même que je n’y arriverai jamais. C’est comme une sorte d’amnésie. Ou si tu essayais de distinguer les gens d’après leurs mains.»
Personne ne connaît son secret, sa maladie. Ni ses amis, ni ses profs, ni même ses parents. Au lycée, Jack s’est taillé une réputation de type populaire, plutôt cool et assez respecté. Toujours du côté des salauds tout de même, plutôt que des harcelés. Plutôt agresser et mordre le premier que risquer de se faire piéger et de dévoiler ses faiblesses.

Libby a à peu près le même âge que lui. Elle s’apprête à reprendre les cours après plus de trois ans d’absence. Trois longues années où elle a dû réapprendre à vivre sans sa mère, morte brutalement. Trois années de souffrance à se reconstruire moralement et physiquement après s’être réfugiée dans la nourriture sans jamais pouvoir s’arrêter, malgré les soins constants de son père, malgré les alertes des médecins.
«Vous avez sans doute entendu parler de moi. Vous avez dû voir la vidéo où les pompiers me sortent de chez moi. La dernière fois que j’ai vérifié, 6 345 981 personnes l’avaient regardée, il y a donc de fortes chances que vous en fassiez partie. Il y a trois ans, j’étais la plus grosse ado d’Amérique. A mon maximum, j’ai atteint les deux cent quatre-vingt seize kilos (…). Je n’ai pas toujours été grosse. Pour faire court: ma mère est morte, je suis devenue énorme.»
A force de travail et de courage, la jeune fille s’en est sortie. Elle est toujours grosse, certes, mais rien à voir avec ce qu’elle a été. Désormais elle peut sortir, bouger, s’habiller, danser même et reprendre sa vie là où elle l’avait laissée. Avec toujours cette trouille de flancher, de ne pas faire face aux regards des autres.

Jack et Libby vont se retrouver dans le même lycée, et par le biais d’un incident stupide que Jack va longtemps regretter, les deux jeunes gens vont se rapprocher, découvrir en eux la même rage et le même désespoir et dévoiler des choses qu’ils n’avaient jamais dites à personne.
Et vous savez quoi ? Ben y vont tomber amoureux ! (MAIS NON ?? DINGUE !!! ON S’Y ATTENDAIT PAS UN BRIN … MAIS OÙ VONT-ILS CHERCHER TOUT ÇA, LES AUTEURS ??!!)
Oui bon, la romance Harlequin on n’y échappera pas (garantie sans coucherie quand même, manquerait plus que ça).
Mais peu importe, parce que c’est chouette malgré tout. Les deux protagonistes sont bien campés, complexes et attachants. Le roman parle sans complaisance de l’obésité, du diktat de l’apparence physique tellement lourd à porter, surtout pour les jeunes filles.
Dans un schéma narratif somme toute assez classique, les deux personnages prennent tour à tour la parole dans ce copieux roman qui se lit comme ça, au fil des émotions de chacun, portés que nous sommes par la fureur de vivre de ces deux adolescents à fleur de peau, et leur désir de s’accepter tels qu’ils sont.
Ce n’est pas le dernier chef-d’oeuvre de l’année, vous l’aurez compris, un peu trop à l’eau de rose et un peu trop «à l’américaine» pour être tout à fait convaincant, mais un roman assez fort et remuant malgré tout, que j’aurais adoré qu’on m’offre à quinze ans.
Et puis «l’eau de rose» quand on y pense, c’est plutôt joli comme expression.

Librairie Sorcière La Boîte à Histoires à Marseille

PHILIBERT MERLIN, APPRENTI ENCHANTEUR

Constant Gwladys

Le Rouergue

9,50
par (Association des Librairies Spécialisées Jeunesse)
23 février 2018

Conseillé par la Librairie Sorcière Jean-Jacques Rousseau à Chambéry

Lorsqu'on vit dans une grande famille, il est difficile de trouver sa place. Mais lorsqu'on s'appelle Philibert Merlin, septième fils d'une célèbre famille de grands enchanteurs, c'est encore plus compliqué. Chacun des membres de sa famille a hérité d'un don : poétesse, musicien, herboriste, génie de l'informatique, danseuse étoile, auteure reconnue... Tous sauf Philibert qui peine à trouver sa voie. Pourtant ce n'est pas faute d'essayer. Mais chaque tentative se solde par un cuisant échec, voire même par une très grosse bêtise. Les jours passent et Philibert panique, et si lui n'avait pas hérité de don de tout ?.. Inquiète la famille au grand complet se mobilise. Quel peut bien être le don de Philibert ? Un récit drôle et efficace qui plaira aux lecteurs/trices de 9 ans et plus !

Librairie Sorcière Jean-Jacques Rousseau à Chambéry