Jan

Jan

Claudine Desmarteau

Thierry Magnier

  • par (Association des Librairies Spécialisées Jeunesse)
    19 février 2017

    Nominé Prix Sorcières 2017 - catégorie Romans Ados

    Elle se fait appeler Jan, pour Janis, son prénom qu'elle n'aime pas. Et gare à ceux qui osent se moquer d'elle. Car elle a du caractère, cette gamine pas commode. Si on la cherche, on la trouve et elle sait se défendre et défendre son petit frère. Son père est alcoolique et chômeur. Il n’est pas méchant, mais sa mère n’en peut plus de devoir porter à elle seule la famille, de voir les promesses jamais tenues. Un jour, alors qu’elle est à bout et sort prendre l’air, le père s’effondre et Jan doit appeler les secours. Commence alors le foyer, la famille d’accueil, l’enquête pour déterminer s’ils sont en sécurité auprès de leur mère. Jan résiste, bien décidée à protéger son frère, à réunir sa famille. Dans ce roman, Claudine Desmarteaux n’imite pas la voix de Jan, elle est sa voix. Au foyer, Jan s'identifie très fort à Antoine Doinel, héros du film de François Truffaut « Les 400 coups », et c'est à travers lui qu'elle puise la force de sa révolte. Jan est une personnalité forte, attachante, entière. Sa violence difficilement contenue, son amour pour son petit frère, celui qu'elle porte à ses parents, les efforts qu'elle est capable de faire, sa fragilité aussi, tout cela en fait un personnage infiniment riche qui nous entraîne à sa suite.


  • 17 juillet 2016

    Claudine Desmarteau - son mot préféré : « Foutre »

    J'aime l'énergie, la vie et tous les possibles contenus dans ce mot. Foutre une baffe, foutre le camp, se foutre à l'eau, aller se faire foutre, tout foutre en l'air, se foutre de la gueule du monde...

    (Contenu publié avec la collaboration du site www.lesmotsdeslivres.fr)


  • par (Librairie Récréalivres)
    29 mars 2016

    La recherche de l'absolu

    Nous étions sans nouvelles de Claudine Desmarteau depuis 2012, année de la parution de Troubles aux éditions Albin Michel et Hit parade des chansons qu’on déteste aux éditions Sarbacane. Jan s’inscrit à mi chemin entre la série burlesque du Petit Gus et une veine romanesque plus sombre. Roman d’apprentissage emprunt d’âpreté et de liberté, Jan suit les tribulations d’une jeune adolescente débrouillarde et décrit la lente implosion d’une famille dysfonctionnelle. La personnalité et le parcours de Jan sont, il est vrai, symptomatiques d’une certaine production éditoriale contemporaine au réalisme social ultra marqué : une invasion d’assistantes sociales à côté de la plaque et d’éducateurs défaillants. Le roman transcende l’air du temps avec gouaille en doublant le récit à la première personne d’un hommage au film de Truffaut, Les 400 coups. Les pas de Jan s’inscrivent délibérément dans ceux d’Antoine Doinel dans une identification touchante qui réserve sa dernière surprise dans l’ultime chapitre en forme de regard caméra. Claudine Desmarteau manie subtilement l’entre-deux d’un humour bon enfant mêlé d’acidité. Sa poésie, insoumise et cabossée, nous touche par sa sincérité. « je sifflerai comme un oiseau / je conte sur toi mon frère courageu /j’ai hate de te retrouvé pour plus vivre sans toi ».