Ogresse

Ogresse

Aylin Manço

Sarbacane

  • par (Librairie Le Préau et la Cour des Grands)
    21 mai 2020

    Ogresse

    Hippolyte est une jeune fille de 15 ans qui voit son monde d'effondrer lorsque ses parents divorcent .
    Sa mère agit de plus en plus étrangement allant jusqu'à la mordre...Dans sa vie sociale aussi tout semble
    se compliquer.
    Un roman singulier signé par une jeune plume de grand talent , il aborde des sujets difficiles et peut mettre mal à l'aise .
    Pourtant , c'est un grand roman très addictif qui traite en profondeur des angoisses et des tourments liés l'adolescence.


  • par (Librairie Pages d'encre)
    15 mai 2020

    Vegans s'abstenir...

    Et si, depuis quelques temps, votre mère s'enfermait chaque nuit à la cave ? Et si son regard avait changé ? Et si les couteaux de cuisine disparaissaient un à un ? De même que la gentille voisine qui demeure introuvable... Et si un jour votre mère se jetait sur vous pour vous mordre ? Une lecture aussi captivante que troublante : on aime le côté délicieusement dérangeant !


  • par (Librairie L'Armitière)
    30 avril 2020

    A partir de 15 ans

    Hippolyte, jeune lycéenne est confrontée à des problèmes d'ado notamment des relations amicales compliquées mais aussi au divorce de ses parents ; jusqu'ici rien de très original !!

    Mais le comportement de sa mère devient de plus en plus étrange : elle passe ses nuits dans la cave, ne sert à sa fille que des morceaux de viande bien saignants et paraît attirée par l'odeur du sang... et que penser de la disparition de leur voisine ?

    Hippolyte va petit à petit connaître la crainte, la peur puis l'effroi jusqu'au dégoût. Pourtant, l'amour qu'elle porte à sa mère n'a pas de limites.

    Un roman sensoriel qui nous met un drôle de goût dans la bouche et que l'on lit comme une fable, celle d'une mère devenue ogresse !

    Haletant, enivrant, perturbant mais surtout pas appétissant...


  • par (Fontaine Victor Hugo)
    15 avril 2020

    dérangeant

    Hippolyte, dite H, vit seule avec sa mère depuis la séparation de ses parents. Depuis quelques temps, sa mère semble être ailleurs, ne se nourrit plus et s'enferme de longues heures dans la cave. Un jour, la voisine disparaît. Et le monde d'Hippolyte bascule dans un cauchemar bien trop réel.
    Alors, qu'on se le dise, Ogresse est tout sauf une balade de santé. Vous allez être bousculés, que vous adoriez ou que vous détestiez. Il pourrait bien faire l'objet d'une analyse littéraire très poussée, néanmoins, je vais m'en tenir à quelques mots afin de vous laisser appréhender l'univers d'Alyin Manço avec un esprit aussi neutre que possible.
    Ce que j'ai lu, c'est un conte moderne sur le désir dévorant, celui qui consume de l'intérieur, sur la difficulté de couper le cordon ombilical, sur les relations ô combien complexes entre une mère et une fille. Le désir d'Hippolyte pulse depuis le début du roman et ne demande qu'à être assouvi, tandis que sa mère tente de contenir le sien pour protéger sa fille. Sa fille qui grandit, qui est en train de lui échapper. Ces deux-là vivent une relation fusionnelle, au-delà des mots. La maison m'a fait penser à une enveloppe vivante faite de chair et de sang, dans laquelle Hippolyte tente de se frayer une sortie comme un nouveau-né qui déchire la matrice originelle, avec une H (Hache). La cave, quant à elle, m'a semblé représenter ce qui est caché, les désirs profondément enfouis dans le subconscient, mais aussi les non-dits et les conflits silencieux qui engendrent de la toxicité.
    Il règne dans Ogresse une atmosphère extrêmement pesante, une atmosphère qu'Aylin Manço avait déjà parfaitement retranscrite dans son précédent roman La dernière marée. Elle monte encore d'un cran dans Ogresse en faisant vibrer son récit avec autant de pulsions de vie et de mort.
    J'ai pensé à Morse, ce film d'épouvante suédois de vampires très poétique, au cinéma de Bong Joon-H, et aussi à La vraie vie d'Adeline Dieudonné.


  • par (Librairie des Croquelinottes)
    17 mars 2020

    Vous ne l'oublierez pas !

    Il est de ces romans qui laissent une trace dans votre mémoire de lecteur ! À l'instar de son premier livre sorti aux éditions Talents hauts, La dernière marée, Ogresse est un page turner qui, malgré le sentiment de malaise qu'il vous laisse, vous reste en main. Le personnage est une jeune adolescente du nom d'Hippolyte qui va vivre, tout azimut, le divorce de ses parents, des relations amicales bancales, l'isolement et le comportement étrange de sa mère ainsi que la disparition de sa vieille voisine. Sorte de conte moderne étrange, je ne saurai qu'inviter tout lecteur de plus de 15 ans à lire ce roman et à y decouvrir, sans conteste une auteure à suivre !


  • par (Librairie Libr'Enfant)
    28 février 2020

    Ogresse est le deuxième roman d'Aylin Manço après "La dernière Marée" paru en 2019 chez Talents Hauts. Elle m'avait bluffée par la maîtrise de son écriture et son étonnante histoire. Avec ce nouveau récit, elle confirme ses talents avec un conte horriblement dérangeant, glauque et sanguinolent. Tout en abordant des thématiques assez "classiques" comme le divorce, l'amitié et les premiers amours.
    A partir de 15 ans


  • par (Librairie Grangier)
    12 février 2020

    Un seul mot : cannibalisme.
    Ce roman est dérangeant, et pourtant il nous tient en haleine jusqu'à la dernière page. Il nous parle de divorce, de relations nocives, de harcèlement scolaire, d'amitié, d'amour et de secrets.
    Ogresse est difficile et c'est pour cela qu'on ne l'oublie pas !
    Dès 14 ans.

    Justine


  • par (Le Bateau Livre)
    11 février 2020

    Un bijou d'écriture, inlâchable !

    Où qu'elle nous amène, aussi étrange semble l'issue, nous suivons Ailyn Manço. Nous sommes portés par la construction psychologique efficace de son récit, émus par la densité et la justesse de ses personnages, la tendresse perceptible avec laquelle elle les raconte. Comme dans son précédent roman, ~La Dernière marée~, j'ai adoré son écriture, entre pondération et force, avec ces images brèves dont la vérité vous empoigne.

    Aylin Manço confirme son talent et nous étonne avec ce livre qui, malgré la problématique annoncée et glaçante de cette mère anthropophage, n'est pas un thriller. De façon liminaire, le lecteur sait quel est le crime et quel est son auteur. La tension réside alors dans le rapport qu'ont les personnages les uns aux autres et à la situation, l'évolution des réactions d'Hippolyte, notre héroïne. Ne faut-il pas craindre, plus que les dents de l'ogresse, la dévoration des silences et des secrets ?

    La lecture frénétique de ce roman m'a fait parcourir un vaste spectre d'émotions, car Aylin Manço nous fait aussi rire et tambouriner le cœur, au récit des amours vives et des amitiés lumineuses. Il y est bien sûr question du corps, de l'obscénité de certains liens, de l'émancipation, de la mort, du désir... Entre noir visqueux et blanc sublime, comme une image aux contrastes saturés, /Ogresse/ nous fait retrouver ce maelstrom des sentiments et ces temps longs ponctués de saillies de l'adolescence, d'une façon qui n'est jamais caricaturale.

    Je vous ai dit que j'avais aimé ?